Points clés à retenir
- Pourquoi l’Europe est redevenue le bon plan pour un étudiant français
- Pays-Bas : la plus grande offre en anglais, mais en train de se resserrer
- Irlande : l’anglais sans condition
- Allemagne, Italie et les autres
- Ce qu’un étudiant français doit vérifier
- Combien ça coûte vraiment
Oui, un étudiant français peut faire toutes ses études en anglais sans aller au Royaume-Uni, en restant dans l’Union européenne, au tarif local et sans visa. C’est presque toujours bien moins cher que le Royaume-Uni depuis le Brexit. Les deux meilleures options sont les Pays-Bas et l’Irlande. Voici ce que propose chaque pays, ce qui change en 2026 aux Pays-Bas, et ce qu’il faut vérifier avant de candidater.
Pourquoi l’Europe est redevenue le bon plan pour un étudiant français
Depuis le Brexit, un étudiant français au Royaume-Uni paie les frais internationaux et doit financer un visa, ce qui en fait l’une des destinations les plus chères. Dans le reste de l’Union européenne, le même étudiant garde le tarif des étudiants locaux et n’a aucun visa à demander. Plusieurs pays proposent en plus des cursus entièrement en anglais. Résultat : on peut étudier en anglais, obtenir un diplôme reconnu, et payer une fraction du coût britannique. Pour le détail chiffré, voyez notre comparatif du coût réel d’une année d’études par pays.
Pays-Bas : la plus grande offre en anglais, mais en train de se resserrer
Les Pays-Bas restent la première destination pour étudier en anglais en Europe : plus de 2 000 programmes y sont enseignés entièrement en anglais, soit environ 30 % des licences et 75 % des masters. Pour un étudiant de l’UE, les frais légaux sont d’environ 2 500 € par an, avec une première année souvent réduite de moitié. C’est moins que la plupart des écoles privées françaises, pour des universités classées au niveau mondial.
Le point à connaître pour 2026 : une loi votée en 2025 pousse les universités néerlandaises à enseigner davantage en néerlandais. En pratique, quelques licences basculent entièrement en néerlandais, d’autres ajoutent une voie en néerlandais, et certaines plafonnent le nombre de places dans leur filière en anglais. Les diplômes existants restent ouverts aux candidats internationaux, mais l’offre se gère de façon plus stricte. La conclusion pratique : c’est toujours une excellente option, à condition de vérifier, pour chaque licence visée, qu’elle est bien enseignée en anglais et de regarder si la voie anglaise a un quota de places.
Irlande : l’anglais sans condition
L’Irlande est un pays anglophone, donc l’enseignement se fait naturellement en anglais, sans question de langue ni de voie à vérifier. Pour un étudiant français éligible, la Free Fees Initiative prend en charge les frais de scolarité ; il reste à payer la student contribution, environ 2 500 € par an. C’est, avec les Pays-Bas, la façon la plus simple d’étudier en anglais en Europe à coût maîtrisé. Le coût de la vie est plus élevé à Dublin qu’en province, à intégrer dans le budget.
Allemagne, Italie et les autres
L’Allemagne mérite une mention à part : ses universités publiques sont gratuites, y compris pour les étudiants de l’UE, avec seulement un frais de semestre de quelques centaines d’euros qui couvre souvent les transports. La nuance est qu’au niveau licence, la plupart des cursus sont en allemand ; l’offre en anglais est surtout au niveau master. L’Italie propose des universités publiques entre 500 et 4 000 € par an selon les revenus, avec quelques filières en anglais à Milan, Bologne ou Padoue. D’autres pays de l’UE offrent des cursus en anglais à faible coût. Le principe reste le même partout : étudiant français égale tarif local et pas de visa.
Ce qu’un étudiant français doit vérifier
Trois points avant de candidater. La langue d’enseignement réelle du programme visé, programme par programme, surtout aux Pays-Bas où elle peut changer. L’existence d’un quota de places sur la voie en anglais, pour les licences néerlandaises concernées. Et la procédure : les candidatures passent par une plateforme nationale, Studielink aux Pays-Bas et le CAO en Irlande, avec des échéances qui tombent souvent dès janvier pour les filières sélectives. Anticiper la procédure compte autant que le choix du pays.
Combien ça coûte vraiment
Aux Pays-Bas, comptez environ 2 500 € de scolarité par an (moins la première année) plus le coût de la vie, de l’ordre de 1 000 à 1 200 € par mois. En Irlande, environ 2 500 € de contribution plus la vie, plus chère à Dublin. Dans les deux cas, une année complète revient bien en dessous d’une année au Royaume-Uni, où la seule scolarité internationale dépasse souvent 20 000 £. C’est tout l’intérêt de garder son statut européen. Le détail par pays est dans notre article sur le coût d’une année d’études à l’étranger.
Questions fréquentes
Peut-on vraiment étudier en anglais sans aller au Royaume-Uni ? Oui. Les Pays-Bas et l’Irlande permettent un cursus entièrement en anglais, au tarif européen et sans visa pour un Français.
Les Pays-Bas suppriment-ils l’anglais ? Non. Une loi de 2025 pousse à plus de néerlandais et encadre certaines licences, mais l’offre en anglais reste très large. Il faut vérifier la langue et l’éventuel quota de chaque programme.
Faut-il parler la langue du pays ? Pas pour suivre un cursus en anglais. Quelques bases locales aident pour la vie quotidienne, sans être exigées pour les études.
Ce que change notre expérience de l’orientation
Sur plus de 1 000 admissions accompagnées et une note de 5/5 sur Google (151 avis), beaucoup de familles françaises découvrent tard qu’étudier en anglais en Europe coûte une fraction du Royaume-Uni. La difficulté n’est pas le niveau d’anglais, mais le tri : vérifier la langue réelle de chaque programme, repérer les quotas, et viser les bonnes plateformes dans les délais. C’est là que se joue une candidature européenne réussie.
Si votre enfant veut étudier en anglais sans le coût britannique, nous l’aidons à cibler les bons programmes en Europe et à passer la procédure dans les temps.
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Voyez aussi notre comparatif Royaume-Uni, Pays-Bas ou Canada pour situer ces destinations les unes par rapport aux autres.
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