Combien coûte vraiment une année d’études à l’étranger, par pays

Le coût réel d'une année d'études à l'étranger, pays par pays : scolarité, vie, visa et santé. Et le levier que les familles françaises oublient : le statut UE.

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Par Adam Girsault

Mis à jour le juin 8, 2026

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Rédigé par un expert en admissions
8 min de lecture

Points clés à retenir

  • Le vrai coût d’une année, ce n’est pas seulement la scolarité
  • Pour un étudiant français, le statut UE est le premier levier
  • Royaume-Uni
  • États-Unis
  • Canada
  • Australie

La vraie question n’est pas le montant affiché des frais de scolarité, mais le coût complet d’une année : scolarité, logement et vie courante, visa et santé, assurance, et voyages. Pour un étudiant français, un facteur change tout le calcul : votre statut de citoyen de l’Union européenne. Il rend certaines destinations très accessibles et, depuis le Brexit, en rend d’autres nettement plus chères. Voici le coût réel, pays par pays, et ce que les familles sous-estiment le plus.

Le vrai coût d’une année, ce n’est pas seulement la scolarité

Un budget d’études à l’étranger se compose de cinq postes : les frais de scolarité, le coût de la vie (logement, nourriture, transport), le visa et la couverture santé quand le pays l’exige, l’assurance, et les voyages aller-retour. Dans beaucoup de pays anglophones, le logement et la vie courante coûtent autant, voire plus, que la scolarité elle-même. Comparer deux universités sur les seuls frais d’inscription donne donc une image fausse. Le bon réflexe est de raisonner en coût annuel complet.

Pour un étudiant français, le statut UE est le premier levier

Un étudiant français reste citoyen de l’Union européenne. Dans un pays de l’UE comme les Pays-Bas ou l’Irlande, il paie les mêmes frais qu’un étudiant local et n’a pas besoin de visa. Dans un pays hors UE comme le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada ou l’Australie, il paie le tarif international, souvent plusieurs fois supérieur, et doit financer un visa et parfois une couverture santé.

C’est le changement que beaucoup de familles n’ont pas intégré : depuis le Brexit, un étudiant français au Royaume-Uni n’est plus traité comme un Européen. Il paie les frais internationaux et doit obtenir un Student visa, là où, il y a quelques années, il payait le tarif local sans visa. Le même profil qui viserait Amsterdam ou Dublin garderait, lui, le tarif européen.

Royaume-Uni

Scolarité internationale : de l’ordre de 15 000 à 38 000 £ par an, davantage dans les universités du Russell Group, et plus de 50 000 £ par an en années cliniques de médecine. Coût de la vie : les autorités britanniques retiennent 1 171 £ par mois hors Londres et 1 529 £ par mois à Londres pour l’exigence financière du visa, soit environ 10 500 £ ou 13 800 £ sur neuf mois. À cela s’ajoutent 558 £ de frais de visa et une surcharge santé (IHS) de 776 £ par an. Au total, comptez de l’ordre de 30 000 à 55 000 £ par an, sensiblement plus à Londres ou en médecine.

États-Unis

Les universités américaines publient un coût annuel global, le Cost of Attendance, qui inclut la scolarité, le logement, l’assurance santé et les frais. Dans une université publique pour un étudiant international, ce total tourne souvent autour de 45 000 à 70 000 $ par an. Dans les universités privées les plus sélectives, il dépasse fréquemment 80 000 $, parfois 90 000 $. La scolarité seule va d’environ 25 000 à 35 000 $ dans le public à 45 000 $ et plus dans le privé. C’est précisément ce chiffre de Cost of Attendance, et non les frais de scolarité seuls, que les universités demandent de justifier pour délivrer le formulaire I-20 nécessaire au visa.

Canada

La scolarité internationale en licence s’établit en moyenne à 41 746 CAD par an pour 2025-2026, avec de fortes variations : autour de 19 000 CAD dans les provinces les moins chères, jusqu’à 50 000 CAD en Ontario, davantage pour certains programmes d’ingénierie ou d’informatique. Pour le permis d’études hors Québec, il faut justifier 22 895 CAD par an de fonds pour vivre, en vigueur depuis le 1er septembre 2025. Le Québec demande désormais 24 617 CAD depuis le 1er janvier 2026. Tout compris, une année se situe souvent autour de 45 000 à 70 000 CAD.

Australie

La scolarité internationale en licence a une médiane de 38 500 AUD pour 2026, dans une fourchette courante de 20 000 à 45 000 AUD selon l’université et la filière. Pour le visa étudiant, le coût de la vie exigé est de 29 710 AUD par an pour une personne seule, en vigueur depuis mai 2024, auquel s’ajoutent environ 2 500 à 3 000 AUD de voyage. À Sydney ou à Melbourne, le coût total dépasse souvent 65 000 AUD par an.

Pays-Bas

C’est l’une des destinations les plus accessibles pour un étudiant français, parce qu’il garde le tarif européen. Les frais légaux pour un étudiant de l’UE sont de 2 601 € pour 2025-2026 (2 694 € pour 2026-2027), là où un étudiant hors UE paie un tarif institutionnel de 9 000 à 20 000 € pour le même diplôme. Avec un coût de la vie d’environ 1 000 à 1 200 € par mois et aucun visa à financer, une année revient de l’ordre de 15 000 à 18 000 € tout compris. Les Pays-Bas proposent par ailleurs de nombreux programmes enseignés en anglais.

Irlande

L’Irlande applique aux étudiants européens éligibles la Free Fees Initiative : l’État prend en charge les frais de scolarité, et il reste à payer la « student contribution », ramenée de 3 000 à 2 500 € par an au budget 2026. Avec un coût de la vie d’environ 10 000 à 14 000 € par an, plus élevé à Dublin, et aucun visa pour un Français, une année se situe de l’ordre de 14 000 à 18 000 € tout compris. C’est, comme les Pays-Bas, une destination anglophone bien moins chère que le Royaume-Uni pour un étudiant français.

Ce que les familles sous-estiment le plus

Quatre postes faussent presque toujours le budget. Le coût de la vie d’abord : dans les grandes villes anglophones, il égale souvent la scolarité, et il est rarement compté à sa juste valeur. La santé ensuite : le Royaume-Uni facture une surcharge (IHS) chaque année, et les États-Unis imposent une assurance santé qui peut dépasser 2 000 $ par an. Le change enfin : un budget en livres, en dollars ou en dollars australiens peut varier de plusieurs milliers d’euros selon le taux, dans un sens comme dans l’autre. Dernier point, les frais augmentent souvent chaque année : le coût de la première année n’est pas celui des suivantes.

Questions fréquentes

Quelle est la destination la moins chère pour un étudiant français ? En coût complet, les pays de l’UE comme les Pays-Bas et l’Irlande, parce que vous y gardez le tarif européen et n’avez pas de visa à financer. Comptez de l’ordre de 15 000 à 18 000 € par an, contre souvent le double ou le triple au Royaume-Uni, aux États-Unis ou en Australie.

Le Royaume-Uni est-il encore abordable depuis le Brexit ? Il reste possible, mais plus comme une destination européenne. Un étudiant français y paie désormais les frais internationaux et un visa, ce qui en fait l’une des options les plus chères, surtout à Londres.

Existe-t-il des aides pour réduire ces coûts ? Oui, certaines universités et certains pays proposent des bourses ou des dispositifs d’aide (par exemple SUSI en Irlande pour les étudiants éligibles). Leur disponibilité dépend de chaque établissement et de votre profil. C’est un sujet à examiner au cas par cas, en parallèle du choix du pays.

Ce que change notre expérience de l’orientation

Sur plus de 1 000 admissions accompagnées et une note de 5/5 sur Google, les familles qui réussissent leur budget raisonnent en coût complet dès le départ et choisissent le pays autant pour son rapport coût/projet que pour son prestige. Le statut européen d’un étudiant français est, pour la plupart des profils, le levier le plus sous-utilisé : il rend certaines destinations anglophones bien plus accessibles qu’on ne le croit.

Si vous voulez comparer le coût réel des pays adaptés au projet de votre enfant, nous construisons ce budget avec vous, chiffres à l’appui.

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Pour choisir le pays avant d’en chiffrer le coût, voyez aussi notre guide pour choisir le bon pays après le bac, et notre panorama des destinations pour étudier à l’étranger.

Adam Girsault Auteur
À propos d'Adam Girsault

Avec une Licence (LLB) de l'UCL et d'Assas, et le programme Grande École à HEC Paris, Adam a plus de 10 ans d'expérience dans l'éducation et le mentorat d'étudiants. Passionné par l'aide aux étudiants pour atteindre leurs rêves académiques, il a co-fondé Your Dream School pour guider les étudiants dans l'admission universitaire et la préparation aux entretiens pour des institutions internationales prestigieuses.

Notre engagement qualitéCet article est rédigé et vérifié par notre équipe de consultants en admissions, diplômés de HEC Paris, UCL, et d’autres institutions de premier plan. Toutes les informations sont vérifiées auprès des sources officielles des universités.
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