Étudier au Canada depuis la France : universités, coûts et permis d’études en 2026-2027

Permis d'études, coûts réels, calendrier et permis de travail post-diplôme : ce qu'une famille française doit savoir pour étudier au Canada en 2026-2027.

Author Photo

Par Adam Girsault

Mis à jour le juillet 13, 2026

Rédigé par un expert en admissions
8 min de lecture

Points clés à retenir

  • Faut-il un permis d’études pour étudier au Canada ?
  • Combien coûte une année d’études au Canada en 2026 ?
  • Quel budget total prévoir : scolarité plus coût de la vie
  • Le calendrier de candidature pour la rentrée 2027
  • Anglais ou français : quel test de langue faut-il ?
  • Peut-on travailler pendant ses études au Canada ?

Étudier au Canada depuis la France demande quatre choses : une admission dans un établissement désigné (DLI), un permis d’études, la preuve que vous pouvez financer votre première année, et un budget réaliste. En 2025/2026, les frais de scolarité moyens d’un étudiant international en licence atteignent 41 746 $ CA par an, et il faut justifier de 22 895 $ CA supplémentaires pour vivre. Voici, étape par étape, ce qu’une famille française doit préparer pour une entrée en 2027.

Faut-il un permis d’études pour étudier au Canada ?

Oui, pour tout programme de plus de six mois. La démarche se fait dans cet ordre : vous obtenez d’abord une lettre d’admission d’un établissement d’enseignement désigné (Designated Learning Institution, la liste officielle est publique), puis vous demandez votre permis d’études auprès d’IRCC. La plupart des demandes exigent aussi une lettre d’attestation provinciale (PAL) fournie par la province où se trouve votre établissement. Le Québec fonctionne à part : il faut d’abord un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) avant le permis fédéral. Comptez plusieurs semaines de traitement, donc déposez la demande dès l’admission reçue.

Combien coûte une année d’études au Canada en 2026 ?

Les frais de scolarité sont la première ligne du budget, et l’écart entre provinces est large. Pour 2025/2026, un étudiant international paie en moyenne 41 746 $ CA par an en licence et 24 028 $ CA en master (chiffres Statistique Canada, en dollars constants de juin 2025). Selon la province, la facture change du simple au double : Terre-Neuve-et-Labrador reste la plus abordable avec 18 867 $ CA en licence, quand l’Ontario grimpe à 49 802 $ CA. À titre de comparaison, un étudiant canadien paie en moyenne 7 734 $ CA : les tarifs internationaux sont plus de cinq fois supérieurs. Le choix de la province et de l’établissement pèse donc autant que le classement.

Quel budget total prévoir : scolarité plus coût de la vie

Au-delà de la scolarité, IRCC vous demande de prouver que vous pouvez vivre sur place sans travailler. Depuis le 1er septembre 2025, pour une demande hors Québec, une personne seule doit justifier de 22 895 $ CA pour la première année, hors frais de scolarité et de transport. Concrètement, une licence hors Québec revient donc souvent à un budget de l’ordre de 60 000 $ CA pour la première année (scolarité moyenne plus subsistance), avant bourses éventuelles. C’est un montant que l’on peut réduire en visant une province à scolarité plus basse, mais qu’il faut anticiper : la preuve de fonds conditionne l’obtention du permis.

Le calendrier de candidature pour la rentrée 2027

Contrairement à Parcoursup en France ou à UCAS au Royaume-Uni, le Canada n’a pas de plateforme centralisée : vous candidatez université par université, chacune avec ses propres dates. Les échéances pour une entrée en septembre s’étalent souvent de l’automne au début de l’année (certaines universités sélectives ferment dès janvier, d’autres acceptent jusqu’au printemps). La règle que nous répétons aux familles : reculer d’au moins six mois par rapport à la première deadline visée, car il faut le temps de réunir les relevés de notes traduits, les tests de langue et les lettres. Une fois l’admission obtenue, enchaînez immédiatement sur la PAL (ou le CAQ pour le Québec) puis le permis d’études.

Anglais ou français : quel test de langue faut-il ?

La plupart des universités canadiennes enseignent en anglais et demandent un test comme l’IELTS ou le TOEFL, avec un score minimum propre à chaque programme. Le Québec ouvre une voie francophone : plusieurs établissements y enseignent en français, ce qui peut dispenser un étudiant français de test d’anglais pour ces programmes, mais pas des autres exigences. Un point que beaucoup découvrent trop tard : le test de langue ne sert pas qu’à l’admission. Il compte aussi pour l’après-diplôme (voir plus bas), donc viser un bon score dès le départ évite de repasser l’examen.

Peut-on travailler pendant ses études au Canada ?

Oui. Un étudiant international titulaire d’un permis d’études valide peut travailler jusqu’à 24 heures par semaine hors campus pendant les sessions de cours, et à temps plein pendant les congés (été, vacances). Le travail sur le campus est également possible. C’est un vrai soutien au budget, mais dépasser la limite de 24 heures constitue une violation des conditions du permis, avec un risque de perte du statut d’étudiant : mieux vaut la respecter à la lettre.

Rester travailler après le diplôme : le permis post-diplôme (PGWP)

C’est souvent la vraie raison de choisir le Canada, et les règles ont changé. Le permis de travail post-diplôme (PGWP) permet de travailler au Canada après ses études, mais depuis le 1er novembre 2024 il exige un niveau de langue minimum : NCLC/CLB 7 pour les diplômés d’université, CLB 5 pour les collèges. Bonne nouvelle pour un étudiant français visant une licence ou un master : l’exigence de domaine d’études, qui filtre les diplômés des filières non universitaires, ne s’applique pas aux titulaires d’un diplôme universitaire (licence, master, doctorat). Autrement dit, avec une licence et un niveau d’anglais suffisant, la porte du PGWP reste ouverte, quelle que soit la discipline. La leçon pratique : ne négligez pas le test d’anglais, car il conditionne aussi votre droit de rester travailler.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent

Sur les dossiers Canada que nous accompagnons, trois erreurs reviennent. La première : choisir la province uniquement sur le prestige, sans regarder l’écart de scolarité qui peut doubler la facture. La deuxième : sous-estimer la preuve de fonds et déposer le permis trop tard, ce qui fait rater la rentrée. La troisième : oublier que le Québec a son propre système (CAQ, tarifs, parfois enseignement en français) et le traiter comme le reste du Canada. Un accompagnement sert précisément à éviter ces angles morts et à séquencer admission, langue et permis dans le bon ordre.

En résumé

Étudier au Canada depuis la France est très accessible à condition d’anticiper : admission université par université, permis d’études (plus CAQ au Québec), preuve de fonds de 22 895 $ CA, et un budget scolarité qui va de moins de 19 000 $ CA à près de 50 000 $ CA selon la province. Le permis post-diplôme reste un atout majeur, sous réserve du niveau de langue. Avec plus de 1 000 étudiants accompagnés et une note de 5/5 sur Google, YourDreamSchool aide les familles françaises à construire ce parcours de bout en bout.

Questions fréquentes

Faut-il un baccalauréat français pour candidater au Canada ?
Oui, le baccalauréat (ou un diplôme équivalent) est la base attendue pour une entrée en première année de licence. Chaque université fixe ensuite ses propres critères de sélection.

Le Québec est-il moins cher pour un étudiant français ?
Le Québec applique des règles et des tarifs spécifiques, et propose des programmes en français. Les coûts et conditions dépendent du programme : vérifiez toujours la grille de l’établissement et les exigences du CAQ.

Peut-on rester travailler au Canada après un diplôme français obtenu là-bas ?
Oui, via le permis de travail post-diplôme (PGWP), à condition de remplir l’exigence de langue (CLB 7 pour un diplôme universitaire) et les autres critères d’IRCC en vigueur au moment de la demande.

Réserver un bilan d’orientation

Adam Girsault Auteur
À propos d'Adam Girsault

Avec une Licence (LLB) de l'UCL et d'Assas, et le programme Grande École à HEC Paris, Adam a plus de 10 ans d'expérience dans l'éducation et le mentorat d'étudiants. Passionné par l'aide aux étudiants pour atteindre leurs rêves académiques, il a co-fondé Your Dream School pour guider les étudiants dans l'admission universitaire et la préparation aux entretiens pour des institutions internationales prestigieuses.

Notre engagement qualitéCet article est rédigé et vérifié par notre équipe de consultants en admissions, diplômés de HEC Paris, UCL, et d’autres institutions de premier plan. Toutes les informations sont vérifiées auprès des sources officielles des universités.
YourDreamSchool — Plus de 10 ans d’expertise en admissions universitaires internationales

Besoin d’un accompagnement personnalisé ? Contactez nos experts.

Parlez à un expert →

Interview d‘Arnault: diplômé d’un Bachelor d’Histoire moderne à l’Université d’Oxford

Admission en Bachelor Écoles Étudier au Royaume-Uni

Orientation post-bac: comment bien choisir son cursus universitaire à l’étranger ou en France ?

Admission en Bachelor Écoles

Orientation post-bac : et si vous partiez étudier à l’étranger ?

Admission en Bachelor Écoles

Attendez ! Avant de partir…

Recevez notre Guide gratuit 2026 des études à l'étranger — 11 destinations comparées.

Nous ne partagerons jamais votre e-mail. Désinscription à tout moment.
✓ Vérifiez votre boîte de réception !
Votre guide gratuit arrive.